POURQUOI UN PLAN ÉCOPHYTO II+ ?
 

Pourquoi un Plan écophyto II + ?

Du 19/11/2018 - aucun commentaire

Malgré la mise en œuvre du Plan écophyto , l’utilisation des produits phytopharmaceutiques ne diminue pas. En outre, les connaissances scientifiques en la matière confirment des impacts en termes de santé humaine et environnementale, ce qui justifie de renforcer les actions pour prévenir les expositions des populations et de l’environnement.

Les États généraux de l’alimentation, qui se sont déroulés au second semestre 2017, ont cependant confirmé la pertinence des dispositifs mis en place par le Plan Écophyto II avec les fermes de référence DEPHY, le déploiement des certificats de produits phytopharmaceutiques (CEPP), l’objectif d‘engagement de 30 000 fermes dans la transition vers l’agro-écologie à bas niveau de produits phytopharmaceutiques ou encore les actions visant les jardins, les espaces verts et les infrastructures (JEVI). Ils ont toutefois insisté sur la nécessité d’accélérer et renforcer leur mise en œuvre.

Conformément aux annonces du Gouvernement lors de la clôture des États généraux de l’alimentation, un plan d’actions sur les produits phytopharmaceutiques et une agriculture moins dépendante aux pesticides a été publié le 25 avril 2018 et un plan de sortie du glyphosate annoncé le 22 juin 2018.

Il s’agit de réduire l’utilisation des produits phytopharmaceutiques de- 25 % d’ici 2020 par la généralisation des pratiques et systèmes économes identifiés ; et de - 50 % à l’horizon 2025 par la mutation profonde des systèmes de production et des filières.

Le Plan Écophyto II+, proposé à la consultation, vise à intégrer les nouvelles actions issues de ces deux plans. Les autres actions ont pu faire l’objet d’ajustements pour rendre compte de l’avancement des actions du Plan Écophyto II.

Quels moyens ?

  • 71 M€ sont mobilisés chaque année, aux niveaux national et régional, pour mettre en œuvre les priorités du Plan écophyto II+ ;
  • 50 M€/an supplémentaires, issus de la rénovation de la redevance pour pollutions diffuses (taxe sur les produits phytopharmaceutiques), seront consacrés à compter de 2019 chaque année pour l’accompagnement à la conversion à l’agriculture biologique ;
  • Les outils du Grand Plan d’Investissement seront mobilisés pour accompagner les priorités d’Écophyto II+ ;
  • Les dispositifs d’aides issus de la politique agricoles commune (PAC) accompagnant l’évolution des pratiques sont également sollicités : mesures agro-environnementales et climatiques, conversion à l’agriculture biologique, aides à l’investissement.
  • En ce qui concerne la recherche et l’innovation, des crédits complémentaires sont également déployés : crédits du CASDAR, appels à projets ANR, futur programme prioritaire de recherche doté de 30M€, etc.