AXE 1
 

Axe 1 : Agir aujourd’hui et faire évoluer les pratiques

Du 20/11/2018 au 10/12/2018 - 107 commentaires

Le Plan écophyto II+ s’attache à inciter les exploitations à diminuer leur utilisation de produits phytopharmaceutiques. Tous les leviers concourant à cet objectif pourront être mobilisés, de la qualité des semences aux techniques de désherbage alternatif, en passant par la diversification des cultures.

Objectifs

  • Expérimenter, éprouver, valoriser et déployer les techniques et systèmes agricoles réduisant l’usage des produits phytosanitaires
  • Accompagner la diffusion de ces techniques et systèmes par des collectifs d’agriculteurs
  • Favoriser leur diffusion par des certificats d’économie de produits phytopharmaceutiques (CEPP) imposant aux vendeurs de ces produits la promotion d’actions standardisées plus économes et à moindre impact sur l’environnement
  • Promouvoir et développer le recours aux produits de biocontrôle et aux préparations naturelles peu préoccupantes
  • Améliorer la formation des acteurs et les outils à leur disposition

Les principales évolutions apportées par le Plan écophyto II+

  • Mettre en oeuvre la séparation des activités de distribution, d’application et de conseil concernant les produits phytopharmaceutiques afin de renforcer la diffusion des principes de la protection intégrée des cultures en application de l’article 88 de la loi du 30 octobre 2018
  • Conforter le réseau des fermes DEPHY, renforcer la capitalisation et la valorisation de ses résultats et son articulation avec d’autres dispositifs (GIEE) ; accélérer la mobilisation des groupes dits « 30 000 » ;
  • Pérenniser le dispositif des certificats d’économie de produits phytopharmaceutiques, dynamiser la proposition de fiches actions et fixer des objectifs avant 2021
  • Promouvoir la reconnaissance, au niveau européen, des produits de biocontrôle, soutenir l’innovation, l’identification et la diffusion des produits de biocontrôle et des préparations naturelles peu préoccupantes ; simplifier les procédures le cas échéant, dans le respect du droit européen.
  • Accompagner la sortie du glyphosate et renforcer la priorité à la réduction des herbicides

Donnez votre avis sur les évolutions proposées dans le projet de Plan écophyto II+


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Commentaires
  •  Toujours la double peine ! , par Jérôme Genty , le 10 décembre 2018 à 23h40

    Quel impact financier pour ceux qui s’orientent et s’impliquent vers des pratiques plus vertueuses , non labour , agriculture de conservation , rotation longue , et par conséquent une multitude de cultures et tout le travail que cela génère , les investissements nécessaires , tout cela dans le but de réduire sa dépendance aux phytos , mais aussi pour s’affranchir dans certains cas de l’hydromorphie de certains sols (non drainés).
    Dans ces expérimentations grandeur nature ,l’implication est énorme mais l’échec technique et financier est assumé et supporté par l’agriculteur.
    Et si toutefois on impose en prime un conseil payant sur chaque culture présente, parfois une douzaine voir plus , il s’agit bien là d’une double peine et donc d’handicaper encore un peu plus ceux qui s’investissent dans cette voie et à terme de les décourager !!!
    Le retrait du glyphosate pourrait même accentuer cette tendance , le retour du labour , pratiquement indispensable en bio , pour limiter les infestations d’adventices ou pour des problèmes sanitaires ( fusariose par exemple )serait une aberration agronomique , qui pourrait avoir de graves conséquences sur la pérennité de certaines exploitations en zone intermédiaire , pouvant générer de la déprise et de la friche !
    En effet certaines parcelles ne sont viables que par ces pratiques .

  •  L’écologie et la toxicologie, par de VISME E , le 10 décembre 2018 à 22h11

    Actuellement le monde agricole est critiqué de façon récurrente sur ses différentes activités polluantes, il utilise effectivement quelques 1000 matières actives pour soigner les plantes qu’il cultive. Pour information il existe plus de 100 millions de produits chimiques différents sur la terre. Le programme REACH (programme européen) évalue en ce moment plusieurs centaines de milliers de molécules. Ce programme d’évaluation de substances chimiques fonctionne depuis 2006. Ces produits chimiques sont soit d’origine naturelle soit de synthèse et peuvent avoir une action toxique ou non.
    Certains principes actifs ont été synthétisés pour éviter l’utilisation de ce même principe naturelle (ex les pyrèthres, technique très utilisé dans la recherche de nouveau médicament). Toujours est-il qu’un produit qui n’est pas dans son milieu d’origine devient un polluant. Mais c’est surtout la dose qui importe pour la toxicologie ( que ce soit pour une intoxication aiguë ou chronique).
    Et dans ce cas même les produits naturelles peuvent être toxique.IL est donc illusoire de revenir en arrière. Au mieux on peut sous traiter les activités polluantes. L’environnement et l’écologie sont l’affaire de tous. Il faut maintenant choisir son polluant.

  •  Contribution de la Chambre d’Agriculture de Loir et Cher, par Philippe NOYAU , le 10 décembre 2018 à 21h52

    • CEPP : La « pérennisation du dispositif expérimental » parait prématurée car le dispositif est récent et le nombre de fiches standardisées encore trop limité. Une échéance intermédiaire d’ici 2021 est trop précoce, le dispositif n’étant pas encore consolidé. De plus, il est indispensable d’expliciter le fonctionnement des CEPP, avec notamment la place des agriculteurs et l’implication des organismes de développement dans le dispositif. La Chambre d’Agriculture de Loir et Cher regrette que les solutions appliquées par les agriculteurs (couverts et associations d’espèces issus de semences fermières, associations de variétés fermières) ne soient pas reconnues dans ce dispositif.
    • Agroéquipement : La Chambre d’Agriculture de Loir et Cher demande le financement des aménagements parcellaires (par exemple : zone tampon, zone d’infiltration préférentielle). Ces derniers permettent de limiter le risque de pollutions ponctuelles donc réduisent fortement l’impact des PPP. De plus, le renforcement de la formation des utilisateurs ne doit pas induire le déploiement d’un nouveau dispositif en place mais la valorisation de l’existant via le Certiphyto : dans la dernière ligne du paragraphe 1.2, compléter « la formation des utilisateurs sera également renforcée via le Certiphyto »
    • Biocontrôle et PNPP : la Chambre d’Agriculture de Loir et Cher soutient la reconnaissance au niveau européen des produits de biocontrôle ainsi que la prise en compte de la protection de la santé et de l’environnement dans le dispositif de reconnaissance de ces produits. L’évaluation multicritères et par des parties compétentes garantit l’efficacité des produits pour les agriculteurs. La réduction du temps d’homologation ne doit pas se faire au dépend de la santé. Afin de prendre en compte l’aspect économique, il est proposé d’ajouter « l’évaluation devra prendre en considération le coût à l’hectare par rapport aux bénéfices attendus ». A la page 13, 4e paragraphe, il est proposé de remplacer « la mobilisation coordonnée de l’ITAB et autres instituts techniques » par « la mobilisation coordonnée de l’ensemble des instituts techniques ».
    • Séparation conseil, application et vente : Concernant la séparation du conseil, de l’application et de la vente des PPP, la Chambre d’Agriculture de Loir et Cher demande l’évaluation de l’impact économique pour les exploitations agricoles, une clarification de la mise en œuvre et une mise en application progressive. Cette séparation induit également des difficultés en termes de moyens humains pour les structures de conseil.
    • Expérimentation : Le lien entre Dephy Ferme et Dephy Expé est important. Les prises de risques doivent se faire dans Dephy Expé et non dans Dephy Ferme. Quel pas de temps entre le lancement des expérimentations dans Dephy Expé et le transfert dans Dephy Ferme ? Cela est à prendre en considération car le transfert n’est pas simultané. Les résultats doivent d’abord être stabilisés. Concernant la priorisation des thématiques herbicides et glyphosate, il ne faut pas pour autant négliger les autres sujets de recherche (par exemple, l’interdiction des néonicotinoïdes et les enjeux sur la réduction des PPP). Il faut également poursuivre les travaux sur les autres solutions alternatives, les impasses techniques ainsi que les alternatives aux produits qui seront interdits prochainement et sans solution aujourd’hui. L’évaluation multicritères (au-delà de l’IFT) est primordiale.
    • Groupes 30 000 : La poursuite de la dynamique engagée permet de maintenir la lisibilité de cette action auprès des acteurs agricoles. Si le désherbage est une thématique prépondérante, la chambre d’agriculture du Centre-Val de Loire demande que les financements ne soient pas ciblés exclusivement sur cette thématique. De plus, il est indiqué qu’une priorité sera donnée à la capitalisation alors que le budget dédié à l’animation régionale Ecophyto est en forte diminution : quelle cohérence ? L’échéance de 2021 pour atteindre les 30 000 agriculteurs engagés dans ces groupes parait ambitieuse. En effet, le budget sera vraisemblablement insuffisant au regard des objectifs et il sera difficile de s’engager sur le nombre de collectifs ciblés : à ce jour, après deux appels à projet en région Centre-Val de Loire, la Chambre d’Agriculture de Loir et Cher a initié 7 groupes « 30 000 » réunissant de 90 agriculteurs Pour atteindre l’objectif, il faudrait atteindre 250 agriculteurs en 3 ans : les moyens dédiés et/ou le délai pour atteindre cet objectif seront donc insuffisants.

  •  Fausses bonnes idées, par CREVECOEUR , le 10 décembre 2018 à 21h36

    Pourquoi imposer la séparation du conseil et de la vente. Aujourd’hui ma coopérative me propose plus d’alternatives et d’axes de recherche pour développer des alternatives à l’utilisation des produits phytosanitaires que le conseiller indépendant de la chambre d’agriculture. Cette dernière n’a pas de moyens financiers pour expérimenter et promouvoir les alternatives.
    Pourquoi maintenir des CEPP si les entreprises ne peuvent plus conseiller ? Comment prend-on en compte les évolutions de part de marché ? Est-ce qu’Amazon, qui est en sorti en premier sur Google quand j’ai recherché ce site et m’a proposé des ventes de produits phytosanitaires à petit prix paiera aussi des cepp ? Est-ce normal qu’Amazon fasse voyager des produits phytasanitaires par la poste ?

    Il existe des impasses à la sortie du glyphosate. D’autre part un agriculteur ne réalise durant sa carrière qu’une quarantaine de cycles d’exploitation, comment acquérir de l’expérience quand les conditions climatiques sont différentes chaque année. Bîner c’est bien en climat sec mais beaucoup plus aléatoire en climat maritime où les plantes se repiquent ou lèvent après une averse.

    Il faut du temps pour avoir des progrès génétiques et les produits de synthèse permettent de mettre en place ce laps de temps de carence sur un pathogène .

    L’agriculture française est diversifiée à l’image de la gastronomie. Attention à ne pas vouloir imposer des modèles standardisés. Les probématiques sont différentes à l’ouest, au sur à l’est ou au nord.

  •  AGPM (Association Générale des Producteurs de Maïs), par Service Environnement , le 10 décembre 2018 à 20h39

    La transition écologique est actée par les agriculteurs mais son rythme, sa trajectoire et ses moyens d’accompagnement doivent être réalistes et compatibles avec le revenu agricole. Les agriculteurs ne peuvent seuls relever tous les défis en modifiant brutalement les techniques de production. Les risques pour la survie des exploitations sont insupportables si les questions de la valorisation économique ne sont pas résolus. Tous les acteurs de la chaine alimentaire doivent être mobilisés, jusqu’aux consommateurs. L’analyse de l’impact économique pour les exploitations et les filières n’est pas abordée à ce jour.
    Un volet économique doit donc être inscrit dans le plan Ecophyto II +.

  •  La mort dans l’âme Agriculture ou est tu ?, par LEGRAND Marc , le 10 décembre 2018 à 19h55

    Bonjour, Marc Legrand, c’est avec une profonde tristesse que je m’exprime je suis installé depuis plus de 11 ans derrière un tiers avec au départ une envie un amour de l’agriculture depuis toujours mais ou vas t’on? Il est donc décidé de faire subir à l’agriculture française ce que fût la révolution industrielle à l’industrie quand on sait ce qu’il est advenue…Nous n’aurons bientôt plus d’agriculture en France , pauvre France d’ailleurs gouverner par des énarques aux bottes de financiers milliardaires qui méprisent le peuple et par des personnes ignorantes de nos contraintes et de notre survie dans les exploitations . Nous sommes quasiment le seul pays au monde à ne plus soutenir notre agriculture pourtant à jeux égal avec l’aéronautique sur la balance commerciale , place excédentaire que vous êtes en train de sacrifier mais pour qui ? Pour quoi ?
    Réveillons nous bon sang !! Vous n’avez pas mare de cette épée sur notre tête ? Arrêter avec toutes vos obligations a t’on encore le droit d’uriner dans son champ sans le marquer dans le cahier de plaine ? Stop stop et stop Laisser nous faire notre travail et redinamiser le secteur en le soutenant économiquement . Un suicide tout les deux jours ne vous suffit pas ? Vous croyait pas qu’il y a un problème dans les campagnes ???

  •  EOPHYTO2, par aiguier , le 10 décembre 2018 à 19h41

    Taxé une fois de plus l agriculteur de nombreuse ferme vont fermer déjà que sa va tres mal les productions toute filière je me pose serieusement la question de changer de pays

  •  Qu’espérer des groupes "30 000"?, par Association Eau & Rivières de Bretagne , le 10 décembre 2018 à 19h14

    L’accompagnement de l’investissement et les subventions aux agriculteurs devra se faire obligatoirement sur du matériel de substitution aux produits phytopharmaceutiques. Les investissements groupés de matériel seront davantage soutenus.
    La séparation des activités de conseil et de vente doit être effective. S’appuyer sur des partenaires locaux opérationnels comme les syndicats de bassin versant est à envisager. Si les industriels de ce secteur aiment comparer les produits phytopharmaceutiques aux médicaments , le médecin ne doit pas être le pharmacien. À ce titre, l’achat de produits phytopharmaceutiques ne devrait être permis qu’après délivrance d’une personne qualifiée et formée. À minima , cette ordonnance devrait être obligatoirement pour tous les produits CMR.
    Les fermes DEPHY ont montré, sur une très petite échelle (3000 fermes) que la réduction de l’usage de 30 % des produits phytopharmaceutiques est possible sans compromettre les résultats techniques économiques des exploitations. Le plan Écophyto doit trouver les ressources nécessaires pour élargir cette réussite au plus grand nombre. Néanmoins, les premiers éléments montrent une adhésion limitée aux groupes « 30 000 ». L’obligation d’un groupe « 30 000 » par bassin versant pourrait-elle améliorer la situation ? Sachant que les fonds financiers pour le développement de l’agriculture biologique en Bretagne ne sont pas complètement mobilisés, n’est-ce pas un leurre que de croire que les groupes « 30 000 » vont émerger volontairement et permettre les changements de systèmes indispensables ?

  •  Contribution des Chambres d’agriculture de Bretagne, par CRAB , le 10 décembre 2018 à 19h11

    Point 1
    CEPP : seules 42 fiches ont été labellisées. Il serait pertinent d’ouvrir ce dispositif à des conseils labellisés et des formations, labellisées Ecophyto.
    Par ailleurs l’articulation conseil/vente doit venir en soutien de l’atteinte des objectifs, il faudra veiller de ce point de vue à la cohérence entre le plan Ecophyto et la Loi EGA.

    Point 5 « Améliorer le bulletin de santé du végétal « 
    C’est annoncé comme une action phare du plan alors que cette action voit son budget amputé de 22%.

  •  Avertissement des voisins obligatoire par sms, par Archambault , le 10 décembre 2018 à 18h48

    Je suis agricultrice en bio depuis 2000 et n’emploie ni pesticides ni Glyphosate.

    J’ai un voisin fruitier qui traite tous les jours avec ou sans mistral, aux heures les plus chaudes.(ce qui est une aberration)
    Mes bâtiments agricoles jouxtent une de ses parcelles j’ai moi même été intoxiquée il y a quelques années par un de ses très nombreux traitements.
    Ses ouvriers Roumains pulvérisent les produits sur des tracteurs sans cabines et ne sont pas protégés ni gants ni masques.
    L’air est pollué ,l’eau est polluée (je n’ose plus la boire )
    Où sont les contrôles !??

    Quand les chasseurs organisent une battue ils ont pour obligation pour la sécurité de mettre des panneaux au bord des routes !
    Chez nous les promeneurs et les cyclistes respirent les produits phytos alors que les retours dans la parcelle ont forcément des préconisations.
    Pourquoi ne pas mettre des panneaux au bord des toutes petites routes qui sont utilisées comme voies cyclables ?
    Ces obligations pour les utilisateurs des petits chemins ainsi que l’envoi de SMS aux voisins de parcelles me sembleraient être un minimum au niveau de la sécurité des personnes.

    J’ai appris avec "bonheur" et stupéfaction que les voisins qui utilisent des pesticides et glyphosate continuellement… font manger à leurs petits enfants des légumes du jardin non traités se fournissent pour le reste en magasin bio !
    J’ai entendu par un des leur la phrase qui tue "ho ben tant que c’est autorisé je traite !"

    Merci de m’avoir lu..

  •  Adapter le calendrier à la faisabilité technique, par LORGEOUX Joel . Directeur Agronomie SCAEL Membre correspondant de l'Academie d' Agriculture , le 10 décembre 2018 à 17h51

    1 .En grande culture la disponibilité des produits de biocontrôle est insuffisante actuellement ; pour permettre la substitution,il faut laisser un délai plus long pour convertir les PPP actuel par du biocontrôle.
    2. L’arrêt brutal annoncé du glyphosate serait une erreur dans le domaine de l’agriculture de conservation et le deploiement des couverts et cultures sous couvert- le bilan environnemental arret glyphosate / plus de fuel et de particule fine par le travail du sol n’est pas assez étudié. IL faut conserver les conditions d’usage ou de dérogations, tant qu’un produit de substitution n’est pas disponible et economiquement accessible
    3. L’etude et la dynamique des bioagresseurs est insuffisante, ils sont trop souvent considérés stables dans le temps alors que les evolutions climatiques vont faire craindre des augmentations des risques.
    4. la règlementation sur les CEPP n’est pas cohérente avec la séparation vente - conseil, on peut encadrer le conseil en PPP par une certification individuelle et un engagement nominatif sans avoir besoin d’un système tel qu’il est proposé qui est très complexe d’un point de vue administratif
    5 .le NODU n’est pas un indicateur environnemental et en aucun cas un indicateur d’ impact, une prise en compte du risque serait plus judicieux ( produit x dose x milieu) que ce soit en conventionnel, en biocontrôle ou en bio ( quid de l’usage des bacillus à terme, cu cuivre , soufre ect..)
    6 . LES CEPP ne valorisent pas assez les evolutions génétiques alors qu’ils sont une des clefs de la limitation de PPP

  •  faire évoluer les pratiques oui !mais en tuant ceux qui les font évoluer non !, par PLASSE , le 10 décembre 2018 à 17h43

    comment concilier CEPP et séparation du conseil et de la vente ?
    c’est apparemment inconciliable
    comment rendre responsable un distributeur de produits phytosanitaires de préconisation qui seront faites par d’autres intervenants, c’est pourtant ce que prépare le gouvernement en tordant le bras au passage au plus élémentaire règles de droit et la constitution et les règles européennes du droit de la concurrence
    De plus c’est ignorer tous les efforts de la distribution pour mettre en œuvre des pratiques issus des fermes Dephy pour réduire l’impact des produits phytosanitaires
    c’est mettre à bas tous les services Agro-environnement mis en place par la coopération agricole depuis quelques années qui au sein de groupe certiphyto 30000 et en collaboration avec les filières travaille déjà dans ce sens.

    Non les distributeurs ne forment pas un groupe unique qui fonctionnerait tous sur le même schéma de "vendeur de soupe"
    Ce n’est pas en remplaçant une distribution éco-responsable par des sites internet "peu scrupuleux de la nature" que l’on règlera le problème

    Halte décidément au fonctionnement vertical de la bureaucratie qui croit avoir tout compris en 10 minutes toutes les clés d’un problème, ce comportement est insultant et condescendant …et au final contre productif

  •  Augmentation RPD et charges sont un frein, par Philippe Clément Président de la FDSEA des Vosges , le 10 décembre 2018 à 17h37

    pour la FDSEA des Vosges, l’augmentation des taxes et charges est un frein à l’engagement des agriculteurs dans la transition
    Nous sommes opposés à l’augmentation de la redevance pour pollution diffuse. Des charges supplémentaires qui va impacter tout investissement dans la transition.
    Nous sommes opposés à une séparation totale de la vente et du conseil. Les conséquences sont impactantes : entre 3 000 et 6 000 € pour les exploitations selon leurs productions, une désorganisation totale de l’assistance technique au moment où cet accompagnement est indispensable pour mettre en œuvre les solutions alternatives disponibles. D’autre part, la séparation conseil / vente et maintien des certificats d’économie de produits phyto est totalement incohérent.
    Toutes ces charges supplémentaires sont un mauvais signal pour déployer cette volonté de transition.

  •  Accompagnement financier pour assurer la transition, par Philippe Clément Président de la FDSEA des Vosges , le 10 décembre 2018 à 17h35

    Pour la FDSEA des Vosges, les agriculteurs ne sont pas opposés à la transition écologique mais elle ne doit pas se faire à marche forcée, sans discernement, sans tenir compte des contraintes techniques et surtout économiques. Cette trajectoire demandée engage donc l’implication de tous : des agriculteurs, producteurs de matière première, en passant par les transformateurs jusqu’aux consommateurs. Cette réduction d’utilisation des produits phytosanitaires mais surtout ses impacts ne peuvent pas être supportés par les seuls agriculteurs. C’est pour cela qu’il est impératif qu’un volet économique soit présent dans ce plan. Le consommateur doit comprendre que ses choix ont un prix. Comment imaginer que demain les phyto soient banni du territoire français et que dans le même temps les importations de produits alimentaires ayant eu recours à ces mêmes phyto inondent nos marchés et soient, sans questionnement aucun, achetés par les consommateurs français. Nous dénonçons cette distorsions de concurrence. Cette dernière est une réalité qui pèse sur nos exploitations en raison de réglementations et de décisions plus strictes en France que dans le reste de l’UE et du monde. Les choix politiques et sociétaux doivent être cohérents. Tous les produits agricoles et alimentaires importés sur notre territoire doivent répondre aux mêmes règles que les productions françaises.
    Pour répondre au défi qui leur est demandé de relever, les agriculteurs se sont engagés dans le Contrat de Solutions. Une proposition de solutions efficaces et accessibles économiquement pour répondre aux attentes des consommateurs, pour protéger la terre et assurer la pérennité des exploitations agricoles. Nous dénonçons l’approche actuelle basée sur les interdictions sans solutions qui est vouée à l’échec et défendons la démarche de progrès beaucoup plus constructive. La recherche et l’innovation sont primordiales.

    pour la FDSEA des Vosges, les exploitations agricoles ont besoin d’un accompagnement financier public pour mettre en œuvre la transition
    Il est impératif que des financements publics soient engagés pour accélérer les transitions. Il doivent correspondre à l’ampleur de la demande qui est faite aux agriculteurs. Ils doivent servir non seulement à l’achat de matériels de substitution aux produits phyto, aux investissements visant la transition et la transformation des systèmes de production, mais aussi à l’amélioration du parc de pulvérisateurs permettant ainsi de répondre rapidement aux enjeux environnementaux et à ceux des riverains.
    Le Contrat de Solutions proposent des solutions qui, identifiées par la profession, sont rapidement déployables ; leur financement doit être prioritaire.
    Parmi les autres soutiens publics, les aides des Régions et Agences de l’eau aux exploitants agricoles doivent s’appuyer sur des dispositifs simples, rapides et efficaces : appels à projet, listes de matériels éligibles… pour pouvoir motiver la transition.
    Pour relever le défi d’Ecophyto II +, tous les agriculteurs et toutes les agricultures doivent être soutenues, et non pas une en priorité.

  •  Pour un accompagnement financier public des agriculteurs, par FRSEA Occitanie , le 10 décembre 2018 à 17h18

    Afin d’accélérer les transitions, il est indispensable que des soutiens financiers publics soient mis en place et cela pour toutes les exploitations agricoles.

    Ces soutiens doivent s’appliquer sur :

    - Du matériel de substitution au produits phytosanitaires,
    - Les investissements visant la transition et la transformation des systèmes de production,
    - Le matériel permettant de réduire les quantités de produits (pulvérisateurs et buses),
    - Et tous les éléments proposés par le contrat de solutions.

    C’est via ces axes qu’il sera possible d’opérer une transition rapide et de répondre aux enjeux environnementaux.

    Taxer toujours plus les agriculteurs réduit leur capacité d’investissement et donc leur adaptabilité ! L’accompagnement financier public est un élément majeur de cette transition que l’on souhaite rapide.
    A ce titre, la séparation du conseil et de la vente des produits phytosanitaires va faire peser sur les exploitations de nouvelles charges (de 4 000€ à 6 000€ en fonction des productions selon les estimations) c’est un frein à l’innovation et à l’engagement des agriculteurs dans cette transition.

  •  Contribution Chambre d’Agriculture des Pays de la Loire, par Chambre d’agriculture des Pays de la Loire , le 10 décembre 2018 à 16h36

    Action 2 (Faire rayonner 3000 fermes Dephy articulées avec les GIEE et l’agriculture biologique)
    Il est indiqué qu’il faut « renforcer les relations de réseaux DEPHY avec l’aval des filières, pour favoriser un rayonnement du dispositif jusqu’à la distribution des produits, au niveau des consommateurs ». Cette année, des panneaux type « entrée de ferme » ont été financé sur les enveloppes des groupes DEPHY qui le souhaitaient (en particulier, exploitation faisant de la vente directe). L’enjeu est bien de mettre en avant le travail réalisé mais est d’un autre ordre que les démarches qualité produits bénéficiant d’un label et logo appuyées sur des cahiers des charges et une certification.

    Action 4 (Multiplier par 10 le nombre d’agriculteurs accompagnés dans la transition vers l’agro-écologie à bas niveau de produits phytopharmaceutiques)
    Il est demandé une animation et capitalisation des groupes 30 000 (+GIEE réduction phyto) sans moyens supplémentaires.
    La gestion de l’enveloppe consacrée à Ecophyto particulièrement pour les groupes 30 000 et en appui au PCAE par les Agences de l’eau est un frein au développement de ces groupes et est inégalitaire : les règles ne sont pas les mêmes d’une Région à une autre, même au sein d’une même agence ; les règles de financement imposées par les agences de l’eau sans dérogation possible, contraignent les décisions du comité des financeurs Écophyto et ne permettent pas de créer une dynamique et freinent les structures à déposer des groupes (financement peu intéressant).

    Action 5 (Améliorer le BSV)
    La baisse de budget 2019 (-23%) est contradictoire avec le texte proposé, en particulier sur le sujet du suivi des organismes nuisibles et les enjeux à l’export : la raison donnée pour la baisse de budget est que la SBT ne contribue pas uniquement à Écophyto et qu’il est nécessaire de trouver d’autres sources de financement pour ce volet. On peut donc se poser la question de laisser ce paragraphe dans Écophyto 2+.
    Exemples concrets :
    - Septorise de l’orge (enjeux export Chine) sur 3 régions en 2018 : coût analyse sur budget SBT. Cette opération ne sera pas reconduite en 2019
    - « Signalement d’apparition de phénomènes de résistances » : financement des analyses test résistances larves altises auprès de Terres Inovia, cette opération conduite depuis 3 ans ne sera pas refaite en 2019.
    La baisse de financement a conduit à la baisse des temps d’animation. Les filières impactées ne pourront pas donc fournir le même travail. Quelques exemples : en ornement, la mineuse du marronnier ne sera plus suivie, ainsi que les ravageurs Cossus et Zeuzère ; en arboriculture, un seul suivi de sporulation sera fait au lieu de 2 pour la tavelure.

  •  Maintenir de bonnes conditions et une continuité pour les actions majeures du plan Ecophyto, par Chambre d'agriculture des Landes , le 10 décembre 2018 à 16h36

    Voici quelques points de réflexions sur les thèmes appartenant à cet axe :

    Agroéquipements
    Ne pas remettre en question les financements de matériel mixte ou ayant une baisse très significative d’utilisation des phytos (désherbineuses…), comme c’est le cas actuellement dans le cadre du PCAE-PVE en Nouvelle-Aquitaine. Ces outils ont toute leur place dans l’objectif de réduction des produits phytosanitaires.

    Biocontrôle et les PNPP
    Attention à garantir des niveaux de protection de la santé et de l’environnement comparables aux autres produits.

    Groupes 30000
    Arriver à cet objectif d’ici 2021 parait irréalisable, au regard du temps nécessaire pour faire émerger des groupes d’abord, puis de l’animation très chronophage des groupes par la suite. De plus sans moyen pérennes engagés par aileurs, il parait difficile au niveau local de s’engager dans une multitude de groupes (GEDA, GIEE, groupes 30000, DEPHY…)

    Bulletin de Santé du Végétal
    La baisse des financements liés à cette action pose question quant au maintien du dispositif, a fortiori pour son amélioration.
    Toutefois, une amélioration simple serait de permettre l’accès libre et gratuit aux données météorologiques nécessaires à l’utilisation des modèles et à la prévision du risque aux réseaux régionaux SBT.

    Certiphyto
    Si le dispositif est bien ficelé, faire renouveler le certiphyto par la réalisation d’autres formations est intéressant. Mais avant tout, dans la pratique il apparait important que les titulaires soient avertis de l’expiration prochaine de leur certificat.

  •  Contribution Chambre d’Agriculture d’Eure-et-Loir, Agir aujourd’hui et faire évoluer les pratiques, par Chambre d'Agriculture d'Eure-et-Loir , le 10 décembre 2018 à 15h05

    Concernant l’Axe 1, nous avons les remarques suivantes :
    • CEPP : la "pérennisation du dispositif expérimental" parait prématurée car le dispositif est récent et le nombre de fiches standardisées est encore trop limité. Une échéance intermédiaire d’ici 2021 alors que nous sommes fin 2018 paraît trop précoce alors que le dispositif n’est pas encore consolidé. Il apparait nécessaire d’expliciter le fonctionnement des CEPP, avec notamment la place des agriculteurs dans le dispositif, l’implication des organismes de développement
    • Agroéquipement : Nous demandons d’ajouter le financement des aménagements parcellaires (par exemple, zone tampon, aménagement de sorties de drainage), ce qui permet de limiter le risque de pollutions ponctuelles et ainsi une forte réduction de l’impact des PPP. Il n’est pas nécessaire de mettre en place un nouveau dispositif pour la formation des utilisateurs : dans la dernière ligne du paragraphe 1.2, nous demandons de compléter par "la formation des utilisateurs sera également renforcée via le certiphyto". Plus globalement, le financement des agro-équipements doit être accompagné par des aides issues de la RPD.
    • Biocontrôle et PNPP : Nous soutenons la reconnaissance au niveau européen des produits de biocontrôle, la prise en compte de la protection de la santé et de l’environnement dans le dispositif de reconnaissance des produits de biocontrôle. Pour les PNPP, attention aux biostimulants. L’évaluation multi critères et par des parties compétentes garantit l’efficacité des produits pour les agriculteurs. La réduction du temps d’homologation ne doit pas se faire au dépend de la santé. Nous demandons d’ajouter une phrase pour la prise en compte de l’aspect économique, par exemple "l’évaluation devra prendre en considération le coût à l’hectare par rapport aux bénéfices attendus". Il faut remplacer "la mobilisation coordonnée de l’ITAB et autres instituts techniques" par "la mobilisation coordonnée de l’ensemble des instituts techniques sera poursuivie pour la constitution des dossiers en vue de l’approbation de nouvelles substances de base". Le processus d’homologation de ces produits doit être similaire à celui en place actuellement pour les produits phytosanitaires de synthèse.
    • Séparation conseil, application et vente : Franche opposition au conseil spécifique. Tous les organismes développeurs, vendeur de produits phytosanitaires doivent porter le changement dans la réduction des produits phytosanitaires. La relation de confiance entre l’agriculteur et son conseiller est essentielle. Cette appropriation du changement ne peut se faire que si elle est partagée. Assurer une mission de conseil qui remplisse les qualités d’exigence pour une diminution des produits phytosanitaires sans risque pour les cultures et l’environnement impose une connaissance parfaite de l’exploitant et de ses terres, pour garantir la solution d’impasse, ou de choix stratégiques alternatifs, faute de quoi tout conseiller aura recours à un principe de précaution. L’idée d’un conseil bas coût économe en intrants, désolidarisé d’une solide confiance entre conseiller et exploitant est illusoire. La concurrence du conseil est un booster du progrès, favorable tant pour la qualité que pour la maitrise des coûts de celui-ci. Attention en interdisant le conseil aux distributeurs de produits phytosanitaires de ne pas ouvrir la porte à des sociétés de service de conseil plus opportunistes à l’égard d’un nouveau marché obligatoire que d’un conseil au service de l’agriculture et de la triple performance. La recherche, et surtout la découverte de solutions qu’elles soient technologiques, agronomiques, mécaniques, de recherche de débouchés et de transformation, nécessitent la plus large mobilisation qui soit. La coopération, la confrontation d’idées et de solutions, en reposant sur un partenariat renforcé. Il nous apparait nécessaire d’évaluer l’impact économique pour les exploitations agricoles, de clarifier la mise en œuvre, de prévoir une mise en application progressive. Cela induit également des difficultés en terme de moyens humains pour les structures.
    • Expérimentation : Le lien entre Dephy Ferme et Dephy Expé est important. Les prises de risques doivent se faire dans Dephy Expé et non dans Dephy Ferme. Quel pas de temps entre le lancement des expérimentations dans Dephy Expé et le transfert dans Dephy Ferme ? Cela est à prendre en considération car ce n’est pas simultané ! Il est nécessaire que les résultats soient stabilisés. Concernant la priorisation des thématiques herbicides et glyphosate, il ne faut pas pour autant négliger les autres questions pour avoir des solutions en temps utile. Ex : avec l’interdiction des néonicotinoïdes, il va être difficile de réduire l’utilisation des insecticides. Il faut également- continuer à travailler sur les autres solutions alternatives, sur les impasses techniques, les alternatives aux produits qui seront interdits prochainement et sans solution aujourd’hui. L’évaluation multicritères (pas uniquement IFT) est primordiale.
    • Groupes 30 000 : La poursuite de la dynamique engagée permet de maintenir la lisibilité de cette action auprès des acteurs agricoles. Si le désherbage est une thématique prépondérante, nous ne souhaitons pas que les financements soient ciblés exclusivement sur ce thème de travail. L’échéance de 2021 pour atteindre les 30 000 agriculteurs engagés dans ces groupes parait ambitieuse. Le budget sera vraisemblablement insuffisant au regard des objectifs et des difficultés d’engagement sur le nombre de collectif : à ce jour, après deux appels à projet en région Centre Val de Loire, 27 groupes « 30 000 » réunissant 330 agriculteurs ont été créés : pour atteindre l’objectif, il faudrait atteindre 1500 agriculteurs (soit 125 groupes) en 3 ans. Les moyens dédiés seront donc insuffisants.
    • BSV : le dispositif fonctionne et donne des résultats : en cas de forte diminution des financements tels que pressenti, cela remettra en question la qualité du dispositif et des partenariats. Une baisse des financements affectera la qualité de la surveillance avec l’éventualité d’émergence de ravageurs ou de maladies non observées. Le BSV est également la base du conseil. Autre point de vigilance : quel sera le lien entre le BSV et l’organisation qui se met en place actuellement pour la plateforme d’épidémiosurveillance ? L’organisation doit être clarifiée et le financement de cette plateforme doit être hors Ecophyto. Nous refusons l’ajout de la notion de surveillance des organismes émergents au sein du BSV : cette surveillance est assurée directement par l’état ou ses délégataires. Ce point est à clarifier car la surveillance et la déclaration d’organismes émergents sont des missions bien particulières.
    • Formation : Concernant le dispositif certiphyto, les moyens administratifs dédiés à la gestion du dispositif (DRAAF notamment) doivent être dimensionnés au nombre d’exploitants à former et au nombre d’organismes de formations agréés afin que ces derniers ne deviennent pas les interlocuteurs uniques des exploitants sur des questions administratives liées aux problèmes de traitement des demandes des certificats. Les DRAAF doivent maintenir un service minimum.
    • Enseignement pilote : un véritable engagement de tous les lycées agricoles est nécessaire sur le sujet, en améliorant notamment la transmission des exigences nationales auprès des équipes pédagogiques

  •  Evolution et ré-évolution, par Vandewalle Guido , le 10 décembre 2018 à 14h41

    Installé agriculteur depuis plus de 40 ans et encore en activité, je suis de plus en plus déboussolé par les études et propositions mises en oeuvre par nos décideurs, bruxellois ou parisiens.

    Lors de mon installation, par exemple, pour bénéficier de certaines aides financières, il était obligatoire d’adhérer à un GDA (Groupement de Développement Agricole), émanation de la Chambre d’Agriculture, organisme semi-public. Le message porté à l’époque nous incitait à nous spécialiser dans certaines productions et à utiliser massivement semences certifiées, engrais et produits phytosanitaires, pour assurer l’alimentation de nos concitoyens français et européens et contribuer à l’équilibre de la balance commerciale française.

    Que de changements en 40 ans ! Aujourd’hui, on nous demande de continuer à nourrir le peuple à bon marché en utilisant moins d’engrais et moins de produits dits chimiques ou de synthèse. Pourquoi pas? C’est ce que faisait mon grand-père il y a quelques décennies, sur une ferme où l’on trouvait plusieurs espèces d’animaux destinés à l’alimentation humaine ou au travail des champs avec une diversité de cultures fourragères, céréalières, une utilisation d’intrants organiques et un nombre de travailleurs très importants.
    MAIS, à mon sens, et contrairement à ce qui se passe actuellement, il conviendrait de permettre et d’organiser cette nouvelle évolution en garantissant aux acteurs concernés une rémunération et une reconnaissance populaire à la hauteur des enjeux en cause.
    LES AGRICULTEURS, DE TOUS TEMPS, ONT FAIT OU PRODUIT CE QU’ON LEUR DEMANDAIT MAIS IL EST ILLOGIQUE, AUJOURD’HUI, D’INTERDIRE CERTAINS USAGES D’INTRANTS OU TECHNOLOGIES (Sélections variétales) ET D’IMPORTER DES MATIERES PRODUITES AVEC CES DITS INTRANTS OU TECHNOLOGIES.

    UNE TELLE RE-EVOLUTION (ou énième évolution) CONDUIRAIT, LOGIQUEMENT, A UNE REVOLTE.

  •  Comment maintenir ou renforcer les actions socles d’Ecophyto avec une baisse de moyens financiers ?, par Chambre régionale d’agriculture de Normandie , le 10 décembre 2018 à 14h04

    La Chambre régionale d’agriculture de Normandie est fortement
    impliquée depuis 2009 dans la déclinaison régionale du plan Ecophyto.

    Engagée aux côtés de la DRAAF et de près de 80 partenaires en région, cette dynamique régionale a permis de déployer à grande échelle les différents volets du plan : BSV, DEPHY Ferme, groupes 30 000, investissements, communication.
    La Chambre régionale d’agriculture de Normandie contribue ainsi à la réduction et à la meilleure utilisation des produits phytosanitaires. Elle souhaite poursuivre cette mobilisation, gardant à l’esprit les enjeux liés à l’utilisation des produits phytosanitaires (sécurité alimentaire, santé des utilisateurs, impacts sur l’environnement…). Toutefois, nous ne demeurons pas moins attentifs à ce que le plan Ecophyto et ses objectifs soient tenables pour l’activité agricole.

    Il est essentiel de prendre en compte l’impact économique lié au changement des pratiques, et d’accompagner financièrement cette transition des systèmes d’exploitation.

    Un certain nombre de propositions faites dans le plan Ecophyto II+ nous interpellent. Plusieurs exemples ci-dessous :

    Exemple 1 :
    Action 1.2 / Page 12 : "Ces financements seront préférentiellement ciblés sur des matériels de substitution aux produits phytopharmaceutiques et sur des investissements visant la transition et la transformation des systèmes de production."
    - Proposition : De nouveaux matériels innovants et plus performants permettent également d’assurer une meilleure qualité de pulvérisation, de limiter la dérive, de réduire les surfaces traitées et d’améliorer l’efficacité des traitements réalisés.
    L’acquisition de matériels d’optimisation des traitements doit également être aidée pour permettre d’activer tous les leviers permettant de réduire l’utilisation des produits phytosanitaires. Quelques exemples : robots autonomes permettant de biner l’interrang, buses anti-dérive, matériels équipés de capteurs capables de distinguer et de traiter uniquement les adventices, …

    Exemple 2 :
    Action 4 / Page 15 : "La diffusion des pratiques innovantes économes en produits phytopharmaceutiques reposera notamment sur l’accompagnement, d’ici 2021 de 30 000 exploitations dans leur transition vers des systèmes agro-écologiques à faible dépendance en produits phytopharmaceutiques"
    - Alerte : L’atteinte de cet objectif nécessite d’activer certains leviers de mobilisation, notamment :
    o davantage de temps et de moyens pour informer les structures porteuses potentielles, les appuyer dans la formalisation de leur projet et les aider à devenir des ambassadeurs auprès d’autres collectifs
    o la rédaction d’appels à projets "groupes 30 000" simples et faciles d’accès

    Compte tenu de la réduction des moyens financiers (votée pour 2019), l’animation régionale Ecophyto portée par la Chambre régionale d’agriculture de Normandie centrera ses actions autour de cet objectif, dans la limite des moyens disponibles et au détriment d’autres actions auparavant pilotées en lien avec les DRAAF / DREAL.

    Exemple 3 :
    Action 5 / Page 16 : "Améliorer le BSV"
    - Alerte : Ces actions seront dimensionnées au regard des moyens budgétaires fléchés dans Ecophyto 2+ et en concertation avec les parties prenantes du Conseil National d’Epidémiosurveillance et des Comités Régionaux d’Epidémiosurveillance. En effet, la baisse de 23% des crédits de financement 2019 fléchés sur le dispositif BSV implique une priorisation des actions conduites en région.

    Nous avons conduit une analyse approfondie de l’ensemble des propositions de l’axe 1 et nous restons à votre disposition pour en discuter.